24 avr. 2018

▼ Chronique #83 - Riverkeep par Martin Stewart.

▬ RIVERKEEP 

Auteur : Martin Stewart.
Editions : Milan.
Nombre de pages : 375 pages.
Genre : Fantastique.
Date de sortie : 7 mars 2018.
Prix : 17,90€
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Résumé : Le fleuve Danèk, sur lequel travaillent Wull et son père, charrie cadavres et créatures maléfiques...
Quand le destin cruel s'abat sur Pappa, Wull va devoir avancer et inventer pour survivre et tenter de sauver son père.
Un futur classique, aux accents de "Moby Dick" dark, à mettre entre les mains de tous les fans de la série "L'Épouvanteur".

4/10 

J'ai mis un peu de temps à lire ce livre, pourtant pas si gros, mais qui m'a donné du fil à retordre car je n'ai pas spécialement accroché avec l'univers et l'histoire. Je crois que j'en attendais beaucoup ou tout du moins quelque chose de très différent car il est vrai que l'auteur a une manière bien à lui de conter une histoire et je crois que soit ça passe, soit ça casse. En l'occurence, j'ai eu pas mal de difficulté. Pourtant, l'histoire m'intéressait et j'ai aimé la magie qui en ressortait mais j'ai trouvé ça assez étrange par moment. J'avoue que je ne sais pas si c'est parce que c'est axé très jeunesse et que du coup je trouvais certains choix de l'auteur hyper bizarre (j'y reviendrai un peu plus tard) ou c'est parce que justement le récit voulait que ça soit assez unique et atypique dans son genre, si ce n'est un tantinet excentrique. 
Après tout, j'avoue que certains côtés de l'histoire m'ont fait pensé à des contes que je lisais quand j'étais petite et qui ne m'ont jamais paru bizarres.... Jusqu'à ce que je les relise en étant plus vieille, haha. 

Nous suivons donc Wull qui vit avec son père sur les berges du Danèk. Gardien du fleuve de père en fils, Wull est sur le point de le devenir quand son père et lui se font attaquer par une créature tapie dans l'eau. Wull en ressort vivant mais choqué. Son père quant à lui reviendra quelques heures plus tard chez eux sauf que si physiquement c'est bien lui, il n'est en rien comme son paternel : il prononce que quelques mots, se montre agressif et hagard et dort énormément. Wull comprend alors qu'une créature le possède et qu'elle est en train de dévorer de l'intérieur. Son seul remède ? Trouver le mormorach, une créature magique et marine qu'il est presque impossible de capturer. Pourtant, c'est la seule solution qu'a Wull de sauver son père. Il se met donc en route vers la mer en suivant le fleuve dans l'espoir de réussir à terrasser la bête. 

Durant son voyage, il fera la connaissance de plusieurs autres personnages. Ou devrais-je dire... Des squatteurs qui s'invitent sans aucune gêne sur la barque de Wull pour faire le voyage avec lui bien qu'avec des buts différents. Trois passagers qui viendront profiter de sa gentillesse sans froncer une seule fois les sourcils et Wull qui accepte ça sans vraiment trop de problème. Mais le pire dans tout ça, vous voulez savoir ? C'est qu'il est le seul à s'occuper de tout sur leur petite barque. Wull fait pratiquement tout pendant que les autres se contentent de profiter du voyage. Sans rigoler, je vous jure que ça m'a tapé sur le système tant je trouvais ça aberrant - oui, j'avoue qu'il ne m'en faut pas beaucoup. Mais j'avais vraiment l'impression qu'on profitait du personnage principal qui me faisait plus de peine qu'autre chose. Tout ce qu'il désirait, c'était sauver son père et voilà qu'on lui met des bâtons dans les roues avec des hôtes vraiment pas aimables. 

D'ailleurs, en parlant du héros de cette histoire j'avoue que j'ai été très touchée par l'amour qu'il portait à son père. Son but est noble et on constate rapidement que c'est un garçon avec le coeur sur la main qui est prêt à faire passer les autres avant lui en se mettant souvent dans des situations dangereuses. Il ne manque pas de courage et porte à coeur de sauver son père, c'est ce qui compte le plus pour lui et on le comprend bien au travers de certains flashbacks. Puisque oui, Wull avant cette aventure un peu particulière n'a jamais voyagé et n'a jamais eu personne d'autre que son père, le Riverkeep. 
J'ai bien aimé Tillinghast pour les touches d'humour qu'il apportait et son évolution sur la fin - parce que comme les autres, il était quand même assez insupportable le reste du temps. Par contre pour Mix et Remedie, pour moi c'était juste deux poids morts malheureusement... 

Petit point positif qui m'a énormément plu : l'imagination de l'auteur quant aux diverses créatures vivant dans l'eau ou aux abords. C'est très riche de ce côté-là et la magie est un point important de l'histoire qui m'a beaucoup plu. Mais même avec ce côté assez enchanteur, j'avoue que l'histoire était trop lente à mon goût et que ça manquait cruellement d'action. En tout cas, les quelques éléments perturbateurs qui s'y sont déroulés ne m'ont malheureusement pas happée comme je l'imaginais. 

A qui est-ce que je recommande cette lecture ? Aux fans des histoires assez jeunesses inspirées de magie et du conte de Moby Dick. 

ON ADORE : La magie, le lien très fort de la famille mis en avant. 
ON REGRETTE : Des longueurs, une histoire qui m'a malheureusement laissée de marbre. 

Un énorme merci à Page Turners pour l'envoi de ce roman et cette découverte. 😊

La bise,
Cam.