23 sept. 2017

▼ Chronique #27 - La vie à mille décibels par Rachael Lucas.


▬ LA VIE A MILLE DECIBELS 


Auteure : Rachael Lucas. 
Editions : Albin Michel. 
Nombre de pages : 320 pages.
Genre : Jeunesse. 
Date de parution : 4 octobre 2017. 
Lien utile : L'acheter en ligne

Résumé : Grace a seize ans. Elle aime l'équitation, sa meilleure amie Anna, sa famille et ça lui suffit à être heureuse. Introvertie, hypersensible, passionnée, pleine d'humour et d'empathie Grace s'apprête à naviguer dans les eaux troubles du lycée. L'âge adulte qui se profile, les parents qui ne comprennent rien, les doutes, les garçons, les rivalités... Un moment peu évident pour n'importe quel adolescent. Pour Grace, c'est une montagne infranchissable. Grace est atteinte du syndrome d'Asperger. C'est une hypersensible, tant sur le plan émotionnel que sensoriel. Un son, une odeur, une matière peut la déranger. Les relations sociales sont pour elle un vrai casse tête : se concentrer sur son interlocuteur, comprendre le sens de la conversation et ses non-dits, anticiper la réponse qu'elle va faire... Et pourtant, il est temps de plonger dans cette vie qui l'attend, de découvrir qui elle est et de prouver au monde ce dont elle est capable, de connaître les joies et les angoisses du premier amour, de se trouver pour mieux trouver les autres. 
Ma note : 4/10


J'avoue que j'ai été assez déçue par ma lecture. J'avais choisi ce livre parce que le résumé me plaisait et parce que j'aime beaucoup les romans qui semblent faire passer un message. Ici, le sujet me semblait idéal ; en suivant Grace, une adolescente atteinte d'une forme d'autisme, je me suis convaincue que l'histoire allait me plaire puisque écrit avec connotation morale assez forte - l'handicap. 

Cette maladie m'était étrangère et j'avais envie d'en savoir plus grâce à cette histoire et par le biais de Grace. Mais comme je le disais au début de mon avis : j'ai été déçue. Le roman est lent et long et on suit, certes, le quotidien de Grace mais ce n'est pas forcément très intéressant. De plus, je pensais que l'auteure allait trouver une manière d'expliquer ce qu'était le syndrome d'Asperger mais pas une seule fois nous n'avons vraiment d'explication. Grace nous précise qu'elle fait des crises, qu'elle vit dans son monde et que les relations humains sont compliquées pour elle, d'accord... Mais encore ? Je trouve que je n'ai pas été vraiment sensibilisé à cette maladie, je n'ai pas bien compris cette différence qui semble si importante et handicapante pour l'héroïne. Et je pense que c'est dommage parce qu'il y a forcément des aspects à approfondir, à voir, à comprendre. Dans ma tête, Grace était juste plus introvertie que ses camarades, si ce n'est maladroite. Pour le reste... Je n'ai pas bien compris pourquoi elle n'était pas si bien acceptée par ses camarades, pourquoi d'après sa pire ennemie c'est un phénomène de foire. Alors je comprends bien que c'est un roman jeunesse et qu'il est destiné à des lecteurs sortant probablement de l'enfance, pour autant... J'ai l'impression d'être ressortie de ce livre sans vraiment bien comprendre le message que voulait faire passer Rachael Lucas. 

Pour approfondir un peu, parlons des personnages et de l'histoire. Je ne me suis pas attachée aux personnages, pas du tout. Aussi, j'ai trouvé mignonne la romance entre Grace et son prétendant (pas de spoil, pas de spoil), mais sans plus. Les passages de Grace à l'écurie étaient pour moi trèèèès longs, moi qui ne suis pas une passionnée de chevaux. On rencontre sa meilleure amie, des camarades de classe, des amis du centre d'équestre et puis sa famille. Un père absent, une mère en pleine crise d'adolescence et une soeur qui fait sa rebelle, c'est sûr que le contexte n'est pas fameux mais même avec tous ces facteurs, j'étais assez perplexe. J'ai continué, encore et encore, en me disant qu'au bout d'un moment ça finirait par bouger, il allait se passer quelque chose d'important. 

Finalement mes points vont pour la fin de l'histoire où ENFIN, après presque 270 pages sans action, on voit des péripéties arriver. Grace doit y faire face et je pense que c'est seulement à ce moment-là qu'on a pu voir sa fragilité et les conséquences de son handicap sur sa vie lorsque celle-ci est toute retournée. Le message de fin était positif et plein d'espoir mais plus de 300 pages pour tout ça, c'était quand même long. Surtout qu'il était, à mon sens, général et pas forcément axé sur l'handicap de Grace. 

Pour qui est-ce que je recommande ce livre ? Des lecteurs jeunes ayant une passion pour l'équitation et qui s'interrogent sur les différences des autres. 

Je remercie les Editions Albin Michel pour ce partenariat et l'envoi de ce bouquin. 💕

La bise,
Cam.